FAQ
Quel est le but de votre projet ?
Avec Escale Responsable, nous voulons promouvoir le social-business et encourager le développement de partenariats innovants de lutte contre la pauvreté entre les entrepreneurs sociaux et d’autres acteurs (entreprises, fondations, ONG, collectivités, grand public).
Nous voulons communiquer par la preuve que l’on peut réconcilier « business » et « social » et démontrer que derrière chaque problème social il y a un modèle économique à inventer.
Nous voulons, diffuser l’état d’esprit des entrepreneurs sociaux et ouvrir des pistes de réflexion pour tous les acteurs de la société : individus, entreprises, ONG, collectivités. Nous croyons en une pédagogie de l’exemple pour changer les mentalités d’autres acteurs. Nous voulons créer des ponts, des échanges, des croisements pour diffuser la mentalité, la vision, l’inventivité des entrepreneurs sociaux.
S’agit il d’un énième tour du monde de l’entrepreneuriat social ?
Non ! D’abord, nous sommes convaincus de l’utilité des voyages d’études et autres tours du monde sur l’entrepreneuriat social. Ils permettent de médiatiser, de faire connaître des solutions et sont souvent source d’enthousiasme et parfois d’action auprès de leur public cible. « 80 hommes pour changer le monde », par exemple, s’est transformé en véritable succès de librairie et a suscité de nombreuses vocations. Idem pour Juste Planète ou Shake your planet…
Non car notre projet dépasse largement sensibilisation du grand public et cherche à contribuer à lever les freins qui ralentissent le développement de social business. En effet, alors que le social business commence à connaître un véritable engouement auprès des entreprises, des jeunes diplômés, des ONG et même des collectivités, son développement est freiné par :
- le manque d’exemples (les cas présentés sont toujours les mêmes),
- l’absence d’études de cas approfondies pour décrypter leurs modèles économiques et leurs impacts (réel ou potentiel),
- le manque de connaissance sur leurs besoins pour changer d’échelle et leurs attentes vis-à-vis d’autres acteurs
Non car ce projet s’inscrit dans une démarche de long terme :
Pour Benoît, Escale Responsable s’inscrit dans la ligne de son métier de consultant en développement durable chez Altermondo et va lui apporter la brique « connaissance terrain » qui manquait à ces nombreuses recherches et études sur les entrepreneurs sociaux
Pour Anne-Cécile, Escale Responsable est l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences et de prendre du temps pour se pencher sur des sujets qui la passionnent.
Comment avez-vous sélectionnés les social-business que vous allez étudier ?
Ils ont été sélectionnés via les réseaux reconnus Ashoka, Schwab, Acumen Fund, etc. selon 3 caractéristiques :
- Ils contribuent à répondre par leurs produits et services à un des Objectifs du Millénaire de l’ONU
- Ils ont un potentiel d’impact à grande échelle
- Ils recherchent la viabilité financière
Nous essayons au maximum de coller à la définition du social-business de Muhammad Yunus, mais nous reconnaissons qu’il peut y avoir certains écarts. Ex : l’organisation peut ne pas être encore tout à fait auto-financée ou à l’inverse, elle peut ne pas réinvestir l’entièreté de ses profits. Dans tous les cas nous préciserons les écarts par rapport à la définition de Yunus.
A noter : Nous ne voulions pas utiliser le terme d’entrepreneur social, car en France, la définition est souvent rattachée aux statuts de l’économie sociale et solidaire (coopérative, scic…) et ignore la dimension d’innovation et d’impact social à grande échelle.
Comment garantissez-vous le succès des social business que vous allez rencontrez ?
Nous ne garantissons rien du tout ! Il se peut que certains entrepreneurs que nous allons rencontrer échouent. Ce sont des pionniers, ils expérimentent, testent des modèles économiques dans des domaines où il n’y a pas encore de « marché ». Cependant, nous considérons que nous avons énormément à apprendre d’eux, y compris de leurs échecs. Thomas Edison a échoué de nombreuses fois avant d’inventer l’ampoule électrique. « Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. Je ne me décourage pas car chaque tentative échouée est un pas en avant vers la réussite. »
Pourquoi ne pas cibler la France ? pourquoi vous concentrez vous sur les pays en développement ?
Nous sommes convaincus que le social business a un potentiel considérable dans les pays développés comme dans les pays en développement. C’est pourquoi nous avons choisi un cas en France, Reconnect et en Angleterre Coolnrg.
Cependant, nous considèrons que pour sucsiter l’innovation et la créativité, il est plus intéressant de sortir du cadre Franco-Français et même du cadre Européen. Des pays comme l’Inde ou le Brésil sont très en avance sur le social business, la nouvelle philanthropie…et nous sommes persuadés qu’ils sont de véritables réservoirs d’innovation sociale, y compris pour les pays du nord. Les flux d’innovation sud-nord se développent (ex le micro-crédit, la micro-assurance…).
Enfin, les pays du sud présentent un avantage non négligeable : ils sont souvent bon marché !
Et vous avez tout plaqué pour partir pendant 10 mois autour du monde ?
Pas vraiment, nous avons la chance d’avoir très tôt reçu le soutien de Lafarge et Altermondo Consulting qui nous ont permis de prendre un congé sans solde de 11 mois. Nous les en remercions chaleureusement.


