Overdose?
La Serena, Chili, 20 septembre 2010
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Etait-ce une bonne idée ? Concentrer sur 10 mois certains des plus beaux paysages du monde ? En arrivant au Chili, les yeux encore émerveillés par la beauté des déserts volcaniques et salés du sud ouest bolivien, nous avons l’impression d’être des enfants (trop) gatés. On se sent un peu comme deux gourmands qui ont été enfermés dans une boutique Léonidas pendant le week-end de Pâques. Difficile d’apprécier un bon chocolat, même le plus raffiné, lorsqu’on vient de se goinfrer ! Notre capacité à apprécier et à contempler semble entamée et notre curiosité s’est manifestement évaporée.
Serions nous blasés ? Ce sentiment de « C’est pas mal mais j’ai déjà vu mieux ailleurs » est une des pires choses qui puisse arriver à un voyageur. Dans un cauchemar éveillé, nous nous voyons avec horreur, devenir comme cette touriste canadienne croisée l’autre jour à la frontière bolivienne et qui nous disait: « Vous savez, après tout, un desert c’est un désert, une montagne c’est une montagne, c’est toujours la même chose… ».
Heureusement ce passage à vide ne durera pas trop longtemps. Le Chili va nous surprendre autrement : par la gentillesse et la chaleur de ses habitants. Arrivés en pleine célébration du bicentenaire de l’indépendance, l’ambiance est à la fête. Le vin (du rouge fort en bouche qui rappelle le meilleur vin du monde, le Bordeaux – pour les non initiés) coule à flots, les rues sentent la grillade, et les gens ont le sourire jusqu’aux oreilles et le contact facile. En débarquant à la Serena, dans le petit hostel Casa Maria, nous avons l’impression d’avoir trouvé notre famille adoptive chilienne ! On restera bien plus longtemps que prévu dans ce petit hotel familial, où l’on partage nos repas avec Maria et sa famille, touchés par sa générosité et son sens de l’hospitalité.



Une panna cotta aux fruits rouges c’est une panna cotta au fruits rouges, c’est toujours la même chose. Mais vu que j’adore ça, j’aime toujours autant m’en envoyer une !
Mais non vous n’êtes pas blasés…dites plutôt qu’on vous manque !
Ah au fait, j’ai vu que Lafarge s’était fait griller en train de financer en douce des sénateurs américains connus pour nier claudeallègrement les dangers du réchauffement climatique. Moi qui les tenait en haute estime d’avoir financé votre voyage, je suis un peu déçu.
Vu que je sais que le pdg vient de temps en temps faire un tour sur votre blog, j’en profite pour lui faire passer le message, hein Bruno ??
A bientôt les loulous,
Francis