La Thaïlande, paradis des touristes
Bangkok, 30 juin 2010
Notre dernière semaine, nous l’avons passé dans les îles du sud de la Thaïlande : Koh PhiPhi et Koh Lanta. A Koh PhiPhi, impossible de ne pas se sentir touriste, puisqu’il n’y a que des touristes. Koh PhiPhi c’est la plage de ‘The beach’ avec Leonardo…celle qui vous a fait tant rêver au cinema, rappelez-vous… Koh PhiPhi c’est aussi l’El Dorado des vacanciers : pas de voitures dans les rues, eau turquoise et plages de rêve, fonds marins à couper le souffle, immenses falaises de calcaire qui se jetent dans la mer d’Andaman, le tout dans une ambiance décontractée! Quant à Koh Lanta, nous y sommes restés 2 jours…2 jours de pluie battante où nous sommes restés enfermés dans notre bungalow, contraints à travailler sur notre rapport sur les innovations en matière de logement pour les plus démunis en Inde. Nous sommes le 28 juin, la saison des pluies arrive et les touristes ont déserté les plages du sud de la Thaïlande.
Nous garderons un souvenir mitigé de la Thaïlande : bien que la culture thaï soit très riche, la cuisine on ne peut plus raffinée, les temples splendides et les thaïlandais forts souriants et accueillants, c’est réellement la première fois depuis le début de notre voyage que nous sommes « pris en charge » de A a Z, piégés dans l’industrie du tourisme de masse. Nous avons parfois le sentiment d’être en voyage organisé. Il est en effet assez compliqué de réserver des billets de bus par ses propres moyens du fait de l’éloignement des gares de bus de Khao San, le ghetto des touristes à Bangkok. Par conséquent, afin d’épargner quelques heures de galère dans les embouteillages pour accéder aux gares de bus (on a testé !), la plupart des voyageurs décident de réserver leurs billets directement dans une agence de voyage de Khao San. Pratiques, elles le sont mais nous avons parfois l’impression d’être considéré comme un troupeau de bovins. Avant le départ, on nous colle un autocollant avec le nom de notre destination et on nous fait changer de bus une, deux, trois parfois quatre fois en fonction de notre destination finale. Tous les touristes « occidentaux » se retrouvent donc dans ces bus spécialement affrétés pour eux ce qui empêche évidement tout contact avec les locaux. Les transports dont la sécurité varie d’un pays à l’autre, nous avons déjà eu l’occasion de l’aborder, sont souvent le prétexte pour discuter et rencontrer des locaux. En Thaïlande, cela n’a pas été possible à notre grand regret !… A croire qu’on préfère le risque et les trajets de bus épiques où nous risquons notre vie à chaque virage au confort des bus climatisés de touristes ! On est bizarre non ?


