Le coup de la panne (évitée) !
Chiang Mai, 20 mai 2010
Le paradoxe du touriste dans sa recherche d’authenticité est de chercher à oublier sa condition de touriste. En Thaïlande, il est relativement difficile de sortir des sentiers ultra balisés où on ne se retrouve finalement qu’entre touristes…un des meilleurs moyens est sans doute de louer un scooter, ce que nous avons fait plusieurs fois. Autour de Chiang Mai, nous nous sommes enfoncés dans les collines luxuriantes où vivent les dernières tribus du pays. Arrivés dans un petit village de montagne après une interminable montée et une demi heure de piste caillouteuse dans la forêt, nous cherchons désespérément une…pompe à essence. Notre réservoir est quasiment à sec et il nous est impossible de rentrer à Chiang Mai. Evidemment, il n’y a aucune station essence et nous n’avons d’autre choix que de solliciter de l’aide, sur la place du village où toute la population a manifestement fêté un mariage toute la nuit.
Les femmes sont assises entre elles, en habits traditionnels, pendant que les hommes, malgré une gueule de bois visible, s’efforcent de finir les stocks d’alcool de riz autour d’un barbecue. Pendant dix minutes, nous devenons l’attraction du village et les hommes se relaient pour essayer de décrypter nos signes et nos mimiques, faute de pouvoir communiquer autrement. Pour notre plus grand bonheur, un jeune garcon sort bientôt d’une des maisons en tôle et en bambou avec un litre d’essence dans une bouteille en plastique. Dommage, on serait bien restés plus longtemps !


