En route vers Mwanza
Après plus de 15 heures de bus à traverser le pays d’est en ouest, nous sommes arrivés (entiers) à Mwanza, sur les rives du lac Victoria. Le trajet fut pour le moins parsemé d’obstacles et de rebondissements (au sens propre) entre les zèbres qui traversent la route, les pistes cabossées en terre ocre, les nombreux travaux et les barrages policiers. 15 heures de prière pour nous car notre chauffeur, kamikaze, aimait la vitesse. Nous aussi au début, mais après le premier dos d’âne passé à pleine vitesse, on a commencé à beaucoup moins rigoler et à chercher prestement notre ceinture de sécurité car nous étions au premières loges, juste derrière le pare-brise… la place du mort. Et des morts, il a failli y en avoir sur ce trajet à commencer par tous les piétons qui marchaient le long de la route. Leur salut, ils le doivent à notre klaxon qui leur indiquaient qu’ils avaient 3 secondes pour se jeter dans le faussé avec leur vélo ou leurs marchandises, ou les deux. Si nous avions été dans un film, cela nous aurait fait beaucoup rire. Mais nous n’étions pas dans un film.
Pourtant, sur les routes goudronnées, les pouvoirs publics semblent avoir fait des efforts pour inciter les véhicules à ralentir en construisant avant chaque patelin des dos d’ânes suffisamment hauts pour y laisser son pare-choc. Mais notre chauffeur kamikaze, une main sur le volant, l’autre sur son téléphone portable et les deux pieds sur l’accélérateur n’en avait que faire (et pour cause, notre bus indien recyclé, bariolé à l’africaine n’avait pas de pare-choc !)
Malgré tout, nous avons apprécié les paysages traversés, luxuriants et vallonnés. A l’instar du continent Africain, la Tanzanie est un pays où la majorité de la population vit dans les campagnes, et vit de rien. Des maisons en terre, pas d’eau courante ni de tout-à- l’égout, pas de voitures, juste quelques minibus…mais le plus marquant pour nous sur ce trajet, fut l’obscurité des villages la nuit. A peine 10% des tanzaniens ont l’électricité, et la plupart d’entre eux vivent dans les villes. Une grande majorité de la population dépend donc des lampes à kérosène, chères et dangereuses pour la santé. On ne pouvait rêver meilleure introduction à notre visite de Zara Solar, le social business que nous devons étudier demain à Mwanza et qui développe des solutions d’électrification rurale solaire à bas coût.




Yo Yo les amis!!
Bien votre périple! ça donne envie….
Et je te souhaite un très bon anniversaire la vieille Keanu!! Fête bien tes 29 ans!! On pense à toi!
gros bisous à vous 2!
Annab
Coucou les amis
V ive le solaire.
Continuez a bien attacher vos ceintures et profitez de cette belle aventure.
Gros bisous
Helene f